10 sept. 2010

Un pÖrtrait - Fukuda Hideko (1865 - 1927)

En 1865 à Hokayama, dans l'Ouest du Japon, naît une des rares japonaises retenue par la Diète (Parlement) comme figure nationale marquante.

Kageyama Hideko (plus connue sous le nom Fukuda Hideko, du nom de son mari), fille d'un samouraï de rang modeste et d'une femme lettrée enseignant dans une école pour filles, grandit dans une atmosphère d'ouverture à l'Occident et ses référencEn 1865 à Hokayama, dans l'Ouest du Japon, naît une des rares japonaises retenue par la Diète (Parlement) comme figure nationale marquante.

Kageyama Hideko (plus connue sous le nom Fukuda Hideko, du nom de son mari), fille d'un samouraï de rang modeste et d'une femme lettrée enseignant dans une école pour filles, grandit dans une atmosphère d'ouverture à l'Occident et ses références sont Jeanne d'Arc, Benjamin Franklin ou les nihilistes russes.
es sont Jeanne d'Arc, Benjamin Franklin ou les nihilistes russes.

En 1882, elle est professeur, refuse les demandes en mariage et les discours de Kishida Toshiko, représentante de la nouvelle vague féministe dans le Japon de l'ère Meiji, l'incitent à rejoindre le "Mouvement pour les droits du peuple" qui s'étend dans le pays.

Sur ordre du pouvoir oligarchique local inquiet des revendications populaires, l'école pour femmes qu'elle a créée - Jokogakusha - ferme en 1884. Hideko ne désarme pas pour autant. Elle se rend à Tokyo et rejoint, aux côtés de son compagnon Kentaro Oi, les protagonistes d'une action visant à renverser le gouvernement prochinois en Corée. Préparé par l'aile radicale du mouvement, quelque peu affaibli par la répression et par des dissensions internes, le complot tourne court et tous les membres sont arrêtés en 1885.

A tout juste vingt ans, Hideko est emprisonnée pour crime d'Etat. Son procés attire les foules. Qualifiée de "Jeanne d'Arc du Japon", elle devient une véritable source d'inspiration pour de nombreuses femmes. Elle regrette pourtant cet engagement, décidé "sans beaucoup de connaissances et guidée par l'émotion", qui a somme toute contribué à créer une option favorable à l'intervention japonaise en Corée.

Dans son autobiographie, elle cite cette anecdote : "le directeur de la prison qui vient m'informer que (...) j'étais libre me conseilla de me consacrer à l'avenir encore plus passionnément à la nation. En entendant cela, un sentiment étrange s'empara de moi. Jusqu'à hier j'étais un traître, mais en l'espace d'une heure je venais d'être transformée en patriote".

Après une dizaine de mois passés en prison, elle survit grâce à de petits emplois avant de fonder une seconde école pour femmes - Joshi Jitsugyo Gakko - en 1891. Celle-ci ferme ses portes en raison de difficultés financières. Puis Hideko rencontre Fukuda Tomosaku, issu d'une famille riche mais influencé par le mouvement ouvrier américain. Ils ont trois enfants, mais Tomosaku meurt en 1900...

Elle découvre alors le socialisme, milite au sein du groupe Heiminsha, notamment contre l'article 5 de la loi de maintien de la paix interdisant aux femmes toute activité politique et, en 1907, crée Sekai Fujin, magazine des "femmes du monde" et de l'émancipation féminine.

Proche de Tanaka Shozo, membre de la Diète, connu pour sa lutte contre les mines de cuivre de Ashio, dont l'activité a empoisonné la rivière Watarase, elle publie de nombreux articles sur cette affaire dans son magazine avant que des poursuites, amendes, censures et peines de prison n'entrainent sa disparition, après deux ans et demi d'existence.

Cette phrase, notée dans son autobiographie, résume sans doute son parcours entier : "Quand je regarde mon passé, je vois une succession d'échecs. Mais je me suis toujours battue". Elle meurt après soixante et un ans d'une vie agitée et de relative pauvreté.

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